Auteur de la Bande Dessinée « Nelson », le dessinateur Bertschy donne vie à ce diablotin caustique et illustre les pages de métro chaque matin. Métro a trouvé son Willem, son Plantu à lui et offre une extraordinaire visibilité à Bertschy en lui cédant des espaces clef dans le support gratuit. Jeudi dernier et en Une puis dans quelques autres pages, les codes de la BD se distillent dans les codes de la presse urbaine et gratuite ; le personnage s’est approprié le logo en Une soit une manœuvre rejoignant le principe d’intermédialité et de ceux qu’ils appellent transmédia. Dans ce cas présent ce sont les signes reconnaissables de la BD qui traversent ceux de la presse et vice versa pour ne pas trop jargonner.

Cela est bien sûr sans compter sur la contextualisation de chacun des dessins et la mise en parallèle, satyre (légère) de l’actualité. Un exercice extrêmement périlleux au regard de ce qu’on pu pondre Willem, le Plantu dans Le Monde ou encore le Canard Enchaîné qui placent la barre très haut sur l’échelle du cynisme et de la pertinence de la caricature. Par ailleurs, Bertschy ne s’annonce pas comme un homme de satyre mais bel bien issu de l’univers de d’illustration.

C’est encore une fois une question de forme et de style. Quelle est la frontière entre une illustration et une caricature ? Nous y sommes me semble-t-il mais encore faut-il se mettre d’accord sur ce qui fait le genre de chacune des pratiques.

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