Il y a des campagnes de publicité qui tapissent les murs du métro, des campagnes qu’on ne comprend pas, des visuels qui vous donnent l’envie de rejoindre pour quelques minutes le mouvement anti-pub. La dernière campagne pour les poussettes Aubert avec (attention) Laure Manaudou en guest star et en maman exemplaire. Première dissonance il me semble, faisant suite à ses déboires et tous les scandales dont elle a fait l’objet, sa sex tape en tête. Certains diront que cette publicité incarne la nouvelle Manaudou, une mère en pleine rédemption ?

L’image de la mère est assez reconnaissable – bien qu'elle n'est pas prise en photo avec son sac à langer et ses paquets de couches – et ne colle pas vraiment avec l’instabilité que représente cette sportive de haut niveau. Quoi que si nous partons du principe que c’est une mère seule au foyer pourquoi pas et là Aubert se positionne en parfait partenaire (lol). Ce n’est pas le cas.

Agissant comme une fonction d’ancrage, la mention « Laure Manaudou » est apposé à côté de la jeune femme. Quel intérêt d’utiliser l’image d’une personnalité, parfois people, célébrité si c’est pour spécifier qui elle est. Double flop, le nom devrait agir comme un marqueur de distinction, il montre que la marque prend les gens pour des abrutis « bah qui c’est ça gazou gazou ? Bah c’est Manaudou ! ».

Merci de l’info, nous sommes tous d’accord l’utilisation de son image est assez peu pertinente et efficiente (quoi que, peut-être que quelqu’un me fera fermer mon clapet). Le simple fait de désigner le nom de la personne présente sur le visuel dénote la sportive mais connote le peu d’importance accordée naturellement à cette personnalité. Quand je porte une attention à ces croutes (pardonnez le faible), je suis heureuse de ne pas donner le dernier mot créatif dirons-nous aux annonceurs, aux clients en agence de pub. Je ne parlerai pas des visuels somme toute assez banals mais censés représenter des scènes ordinaires de la vie quotidienne. Les jeux de mots et parallèles sont faciles vous en conviendrez… Je m’arrête là.

En déblatérant à ce sujet, je me souviens de ce que Grégory Pouy avait écrit à propos de la performance Cadum de notre Manaudou nationale. Risible encore une fois (impertinente va) et déjà sur le « territoire » bébé.

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